Le Petit Déjeuner

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Le Petit Déjeuner

Quelque soit la tourmente ou le calme dont sera fait ma journée, autant que possible, je la commence par un petit déjeuner.

C’est pour moi un moment privilégié, qu’il soit court ou long, en solo ou accompagné.
Il marque la transition entre le monde du sommeil et celui du soleil.
Son absence autant que sa composition influeront sur le reste de ma journée.

S’il n’est pas là, il me faudra aller chercher dans les forces de la vielle pour me réveiller seule.
Si il est trop lourd, je lutterai pour ne pas me recoucher.
Quand il est équilibré, il devient mon meilleur allié.

Il est symptomatique de la réalité de mon corps.
Le petit déjeuner me rappelle que je ne suis pas seule dans ma tête, en discussions uniquement entre mon lobe droit et mon lobe gauche. Non, il y a tout le reste autour, qui grouille, vit et respire. Ces quelques minutes font le lien entre un corps qui se réveille et un cerveau qui doit passer du coté obscur à la réalité du jour.

Il revient cycliquement, comme toutes les obligations du quotidien.
Celles qui sont physiologiques et les autres…
Celles que l’on s’impose, celles que l’on subit, celles qui nous rassurent. Tic-Toc !

Enfin, si l’on observe sa table de petit déjeuner, et par ce biais l’environnement qui nous entoure, on re-apprend à remarquer les détails dans les gestes du quotidien.

Je m’aperçois alors que dans ce cycle, aussi infini que moi, il est à la fois point de repère, détail, quantité négligeable et symbole de la diversité de mes journées.