04.05.2007

Pandora.com

Je suis dégoûtée !

J’ai trouvé l’année dernière un service sur le net dont je rêvais depuis que je suis en age d’aimer la musique !
Ca s’appelle Pandora.com.

Le principe est simple, on rentre le titre d’un morceau ou le nom d’un artiste et grâce à une énorme base de données, le site génère une radio à partir de titres qui sont sensés satisfaire vos goûts musicaux.

C’est génial car ça permet de découvrir énormément d’artistes. Ca a d’ailleurs été le cas pour moi !

En plus, le service en ligne est très simple à utiliser et fonctionne extrêmement bien.
Les titres sont diffusés en streaming et il y a tous les liens possibles pour acheter la musique et mieux connaître l’artiste.

Ca fait des mois que tous les matins, je lance pandora.com et que mon ordi s’anime de nouveaux artistes à découvrir.

Mais ce matin, mon PC est resté muet !
Pourquoi ?!
Parce qu’une fois de plus l’accès à la musique sur le net est brimé !
Parce qu’on nous ressort encore les droits d’auteurs comme tête de bélier de politiques culturelles catastrophiques.
Parce que pendant que les artistes qui vendent, et donc touchent le plus de droits, demandent la nationalité Suisse, pour se soustraire au principe de répartition sur lequel notre république est fondée, la coalition de l’état et de l’industrie du disque nous pond des lois qui n’ont que deux intérêts :
Le premier : faire en sorte que l’industrie s’enrichisse encore plus.
Le second : que la population ait l’accès le plus restreint possible à la culture !

Depuis cinq ans, nous subissons en France un autodafé généralisé sur toutes les cultures alternatives.

La loi DADVSI montre toute l’absurdité avec laquelle notre gouvernement s’entête à jouer le jeu de l’industrie du disque.
Toute la bêtise de cette « loi Vivendi/Universal » atteint sont paroxysme, moins d’un an après son vote, lorsque elle est remise en cause par les majors elles-mêmes !

La preuve par l’absurde, lorsque ces grosses boites proposent maintenant un abonnement qui se rapproche d’une licence globale privé, pour l’accès à l’ensemble de leur catalogue !
Ou encore lorsque le fait que les titres soient sans DRM devient un argument de vente supplémentaire !

Que nos politiques le veuillent ou non, le net est le dernier espace de liberté d’expression. J’espère qu’il le restera le plus longtemps possible, malgré la déferlante d’atteintes aux libertés individuelles des internautes.

Communiqué de Pandora

Article de presse


Voila ce que ça m'inspire :

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30.03.2007

Moi, je vais aller voter !


podcast

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28.07.2006

DADVSI : le Conseil Constitutionnel parachève l'édifice répressif du gouvernement

Paris le 28 juillet 2006, communiqué de presse, initiative EUCD.INFO.

Le Conseil Constitutionnel vient de rendre sa décision
(http://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2006/2006540/index.htm)
suite à la saisine par plus de 60 députés sur la loi relative au droit d'auteur et aux droits voisins dans la société de l'information (DADVSI). L'Etat UMP avait fait voté la pire loi sur le droit d'auteur en Europe, loin de censurer le texte de loi le conseil constitutionnel en aggrave les dispositions. Ce qui n'est finalement qu'une suite logique dans le déraillement de nos institutions sur le projet de loi.

Finalement, les dernières étapes du processus législatif ont été l'occasion d'un durcissement incroyable du texte et d'un nouveau camouflet pour le ministre de la Culture.

La décision rendue par le Conseil Constitutionnel a pour effet notamment :

* d’autoriser les producteurs à supprimer toute forme de copie
privée sur les oeuvres qu’ils diffusent ;

* de faire sauter le seul garde fou de l'amendement «
Vivendi-Universal, » créant une insécurité juridique sans
précédent ;

* de supprimer l'interopérabilité [1] des motifs valables de
contournement de mesures techniques, introduisant ainsi
notamment une atteinte grave à la libre concurrence ;

* de permettre aux éditeurs de mesures techniques la mise en place
d'un droit de péage ;

* d'organiser le retour à la case prison pour l’internaute
téléchargeur.

Sans réelle surprise, les membres du Conseil Constitutionnel ont écarté toute irrégularité dans la forme de l’examen du texte de loi. Ils entérinent donc ainsi les pratiques du gouvernement, ce qui n'est pas bon signe de la part des gardiens de la bonne application de notre constitution.

Christophe Espern, de l'initiative EUCD.INFO, a déclaré : « A l'évidence la décision du Conseil Constitutionnel satisfera les majors du disque, du film et du logiciel propriétaire. Le public, la communauté du logiciel libre et les artistes sont les grands perdants de cette saisine ».

Pour tenter de faire passer le texte dans l'opinion, le point central du plan média du gouvernement était qu'« un internaute qui télécharge illégalement de la musique ou un film sur Internet pour son usage personnel ne risquera plus la prison. » (voir séance du 30 juin 2006 :
http://www.assemblee-nationale.fr/12/cri/2005-2006/20060257.asp). En organisant le retour à la case prison pour les téléchargeurs, le Conseil Constitutionnel rend caduque les promesses du ministre de la Culture.

Les débats ont clairement montré que nos institutions n'ont pas pu fonctionner correctement, du fait des pressions intenses qui ont eu lieu à l'égard de nos représentants. Le projet de loi DADVSI a pour objet de transposer l'EUCD, une directive européenne vieille de plus de 5 ans dans un contexte numérique en évolution constante. Or, l'efficacité de l'EUCD est dors et déjà remise en cause par des juristes des différents pays de l'Union. Parallèlement, la Commission européenne a lancé une étude de révision de la directive, car ce texte va à l'encontre de ses objectifs d'harmonisation et ne répond qu'aux attentes d'une poignée d'industriels.

Considérant l'absence de concertation préalable à la rédaction du texte, considérant la procédure de révision en cours au niveau européen et enfin considérant le contenu inacceptable et inapplicable du texte, l'initiative EUCD.INFO en appelle au Président de la République, gardien de l'interêt général, pour qu'il prenne ses responsabilités en ne promulguant pas la loi.

Dans la mesure où le projet de loi serait promulgué, et en considérant les conditions déplorables d'élaboration de ce texte et son contenu totalement déséquilibré menaçant clairement les droits et libertés de l'ensemble des citoyens, il pourrait appartenir au peuple de se saisir du principe de résistance à l'oppression et de prendre toutes les mesures pacifiques nécessaires pour affirmer sa résistance à cette oppression, numérique certes, mais pourtant bien réelle. Le fondement de ce principe, consacré par l'article 2 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 [2], repose sur le droit consacré au peuple, collectivement, par opposition à l'individu, de résister à une loi incompatible avec les principes fondamentaux de la république et de la démocratie.

[1] Rappelons que l'interopérabilité est définie dans les considérants de la directive 91/250 CE sur la protection des programmes d'ordinateurs et que le droit à la recherche de l'interopérabilité est prévu à l'article L. 122‑6‑1 du code de propriété intellectuelle et les articles
5 et 6 de la directive européenne 91/250.

[2] déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 :
http://www.justice.gouv.fr/textfond/ddhc.htm

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