22.06.2006

Ma fête de la musique !

Au vu du speed dans lequel nous sommes depuis plusieurs mois et avec l’imminence de l’ouverture des pré-commandes de l’album, nous n’avons absolument pas eu le temps d’envisager quoi que ce soit pour la fête de la musique.

Cependant, ma branche d’activité dans le projet étant, légèrement en train de se calmer (ce qui est loin d’être le cas pour Plon, par exemple, qui lui aussi a fusionné avec sa machine !!), c'est-à-dire que j’ai enfin lâché ma moyenne de 12h de boulot par jour, j’avais un petit espoir de participer à la fête ce 21 Juin.

Plus que le symbole, j’avais surtout très envie de voir des gens !
Et je savais exactement ou aller pour vivre une nouvelle expérience avec des personnes qui me semblaient très intéressantes à rencontrer.

Nous collaborons, depuis plusieurs semaines, avec une association toulousaine que nous avions croisé plusieurs fois tout au long de notre parcourt, mais que nous n’avions jamais vraiment eu l’occasion de rencontrer.

Ces derniers mois, le développement des projets Bubblies et Combustible, nous ont amené vers de nouveaux horizons et de nouvelles collaborations. Nous avons, donc, commencé à tisser des liens avec l’association Samba Résille.

Si nous nous sommes beaucoup vu, ces derniers temps, et bien que nous ayons beaucoup conversé sur nos projets communs et respectifs, je n’avais jamais participé à une de leurs activités.
Donc, hier, j’ai participé à un atelier d’initiation à la batucada.

J’ai toujours vu la fête de la musique comme un événement qui « octroi » la liberté de faire de la musique ce jour là, plutôt que comme une célébration de la musique elle-même. Célébration, qui pour moi, se déroule tout au long de l’année dans les salles sombres…
C’est un peu le même principe que la fête des mères ou les anniversaires, on ne célèbre par les personnes que l’on aime un seul jour par an !
… cela dit, je suis toujours contente de recevoir des cadeaux à mon anniversaire ou à noël… enfin bref …

Je dois confesser que je n’avais qu’une vision tissée de stéréotypes quand à la batucada. N’ayant jamais pratiqué, lorsque on me parlait de musiques brésiliennes, j’imaginais de suite le carnaval de Rio.
J’avais un peu de mal à envisager ce que ça pouvait donner sur le vieux continent.

Mais pousser par l’envie de rencontrer un peu plus les personnes qui font vivre cette association et mon envie de taper sur leurs gros tambours, j’ai donc découvert en direct !

L’atelier d’initiation m’a rapidement conforté dans l’idée que les percussions en groupes sont très ludiques.
Forcement on (re)-découvre ses propres limites rythmiques :- ) et surtout on en rit à plusieurs !

Le principe de l’homo gestalt est revisité par l’expression percussive. L’individu fait parti d’un nouvel être, créé par l’ensemble des individualités. Le partage des expériences apparaît naturellement et la communication glisse de la parole vers le regard, l’expression corporelle et, forcement, le son.

C’est très agréable de jouer avec ses sensations, de prendre conscience de celui que l’on produit, de celui qui est produit juste à coté, puis petit à petit de l’ensemble. Jouer avec ses oreilles, comme je peux le faire dans Bubblies, mais avec de nouveaux instruments.

Dans l’après midi, les ateliers qui se sont tenus tout au long de l’année, restituaient le fruit de leur travail.
Il est évident que cette musique représente un formidable outil de lien social et de partage. Si le rock en général, nous confine dans des petits locaux de repet à 4 ou5, la batucada permet à tous de participer rapidement à une création de groupe.

Accessible à tous les publics et apparemment vecteur intarissable de bonne humeur et de convivialité, les restitutions des ateliers ont déclenché des vagues d’ovations.

J’étais alors convaincu du « pouvoir social » de ce type de musique et je commençais à approcher la dimension artistique qui pouvait faire vibrer ma propre sensibilité.

L’atelier de première année a fini de me convaincre avec un show terrible ! Ils affichaient tous un superbe sourire et ils ont joué (ensemble !) dans une ambiance électrique !

J’ai découvert avec eux ce qui me plaisait dans ce type de musique : les changements d’intensités, les breaks, les surprises rythmiques. Ce qui m’a le plus parlé, comme d’ailleurs dans beaucoup d’autres styles, se sont les basses produites par les fûts les plus gros et l’énergie déployée par l’ensemble.

C’est le corps entier qui rentre en résonance et cette musique ne semble être qu’une énorme catharsis collective.
Elle est excessive et joyeuse. Que du bonheur !

19:59 Publié dans Chroniques de concerts | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

17.04.2006

Concert de Katerine au Vents du Sud le 8 Avril 06

Vous étiez fan de quels groupes quand vous étiez ado ?

Moi, à quatorze ans, j’étais amoureuse de Jim Morrison, je regardais « The Wall » en boucle et mes pot’s et moi étions fans absolus des Little Rabbits.

Quelques années plus tard, j’ai fais mon troisième concert en tant que Bubblies en première partie des Rabbits. J’ai passé la journée à essayer de rassembler mes molécules pour ne pas me liquéfier ! J’avais 19 ans et je passais de l’autre coté du miroir.

Au fil du temps, je suis sortie de ma chrysalide d’adolescente pour rentrer dans ma peau d’adulte Bubbliesienne. Je n’étais pas une très bonne groupie étant ado, ça pouvait difficilement évoluer dans ce sens là en grandissant.

J’ai continué à suivre et à apprécier le parcours artistique des Rabbits et avec les Bubblies, nos chemins s’étant croisés à plusieurs reprises, nous apprécions toujours de nous revoir pour partager quelques bières et se donner des nouvelles.

J’ai beaucoup de respect pour les artistes au parcours inscrit dans le temps et qui ont su développer des univers artistiques riches. Je ne sais que trop bien, combien il est difficile de durer dans ce secteur.

J’ai donc appris avec émotion, l’arrêt du projet Little Rabbits l’été dernier.
Mais j’attends avec beaucoup d’impatiente la nouvelle création des French CowBoys !
… que je n’ai toujours pas vu en live ! Grrr…
D’après ce que j’ai compris, ils sont repartis sur la formation initiale, à quatre, et sont revenus à leurs premières amours (« Mais en mineur ! » dixit Gaétan). A la différence, qu’ils ont des années de pratiques derrière eux et que maintenant ils chantent tous !
En gros, je pense que ça doit déchirer.

Mais en attendant d’enflammer les scènes françaises avec ce nouveau projet, ils font le « band » pour Katerine.

Les albums de Katerine tournent, chez les Bubblies, depuis l’époque de Jeannie Longo !

Le dernier album nous a séduit dés la première écoute.
Difficile, pour nous, de ne pas aimer son flegme et son humour décalé !
En plus la production, plutôt risquée au niveau instrumental, met carrément ses textes en valeur.

J’étais donc impatiente de voir ce que ça pouvait donner en live.
Je les ai vu une première fois à Rennes pendant les dernières Transmusicales.

Nous nous sommes extirpés du site des Trans, sorte de géant en forme de hall d’expo, pour aller voir Katerine sur le site « Air Libre ». Ils étaient en résidence depuis une semaine dans ce petit théâtre chaleureux et feutré. Autant dire un havre de paix dans la furie des Trans.

Le son était terrible ! Ambiance bonne enfant !
Comme tous les concerts assis, on sent un malaise dans le public. Tout le monde à envie de se lever mais personne n’ose vraiment. Les plus timides ont du résister sur les 3 ou 4 premiers morceaux, puis l’ensemble du public s’est mis à danser debout.
C’est toujours très drôle de voir danser les gens sur Excuse-moi ou autres morceaux du même cru !
Puis le petit théâtre, s’est retrouvé transformé en place de village délurée sur 100% VIP ou Louxor J’adore !

Donc concert très agréable, certainement un des lives que j’ai préféré sur les Trans.
D’autant que les titres ont très bien vécu la transposition de l’album à la scène.

La rencontre des textes et de la personnalité de Katerine avec le son très chaud des Rabbits est une réussite.
Je suis une fan absolue de leur son : bass/batterie.
Avec une couche de Gretch pour enfoncer le clou.
C’est juste beau !

Donc j’avais déjà beaucoup aimé cette première rencontre live avec l’univers de Katerine. Le personnage est attachant et drôle. Il arrive à être super class’ et ridicule à la fois. Il reste toujours accessible et joue tranquillement avec son public. L’air de rien, un peu comme s’il vous invitait à un récital dans son salon et qu’il avait fait lui-même l’orangeade pour l’entracte.

J’étais donc ravie d’apprendre qu’ils passaient à Toulouse le 08 Avril au Vents du Sud.

Le public est principalement composé de 25 – 35…voir plus :- ) … J’ai l’impression que l’on forme un public mixte de rockeurs et d’amateurs de chansons… bien que l’on puisse être les deux à la fois !

Ce soir là, l’ambiance est beaucoup plus rock’n’roll que dans le petit théâtre Rennais.
Il y a de la bière au bar, la salle commence à être enfumée et vu que le concert est sold out tout le monde commence à avoir très chaud ! Cool ! Ca va le faire !

Le groupe monte sur scène sous les applaudissements. Il est clair que le public est là pour faire la fête.
Katerine enchaîne les titres, toujours empreint de flegme et d’humour.
Il commence à faire très chaud. Eric, derrière sa batterie, se sépare de sa toge.
Plus le concert avance plus l’énergie s’intensifie.

La fin du set est carrément endiablée.
Ils sont en nage sur scène, le public est en nage dans la salle.
Le son est énorme, toujours aussi chaud, rond, sensuel.
Ils n’auront le droit de quitter la scène qu’après trois rappels et quelques belles surprises !
Le public est rentré ravi, le sourire aux lèvres et les joues rouges !

… la suite… c’est un after sur une péniche ;-)

20:45 Publié dans Chroniques de concerts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

14.04.2006

C’est grand un Zénith ! (Dionysos - Toulouse - 130406)

Je crois que j’ai vu Dionysos en concert au moins une trentaine de fois.
Peut être même plus, si l’on ajoute les dates ou nous avons joué ensemble et celles ou nous sommes allés les voir pour le plaisir !

Je connais tous les morceaux et leurs « habitudes » scéniques par cœur.
J’ai pu suivre leur développement et voir leur live évoluer au fil des albums et des tournées.

Nous nous sommes connus quand nous étions « petits », tous en fin d’adolescence et au fil du temps nous devenons adultes. Même si, sur certains points, il est sur que nous ne passerons jamais à cette dernière phase !
Et c’est tant mieux !

Je pourrais donc être lassée par leurs concerts ?!
Mais pas du tout !
Au contraire !

Je continue malgré les années à gigoter, à chanter avec eux et à éclater de rire à chaque fois que je les vois sur scène. Ils arrivent toujours à m’émouvoir !

Finalement, au lieu, d’être blasé par les morceaux ou les attitudes que je connais, j’attends chacun de ces moments comme des rendez-vous. C’est un peu comme si sur un saut, un gimmick ou un roulement, les Dio appuyaient sur un bouton dans mon cerveau et déclenchaient une émotion.

Ils réveillent la chaleur d’un chocolat chaud derrière un col roulé dans un bar enfumé, les soirées de printemps à courir après un ballon ou l’ironie des situations gênantes dont on fini par rire.

Plus personnellement, certains de leurs morceaux font résonner en moi les souvenirs de périodes vécues ensemble. « Don Diego 2000 » est certainement le titre emblématique de la période Cascade Team.

Et même si celui-là aussi je le connais par cœur, les Dio arrivent encore à me surprendre avec !
Ils savent faire évoluer leurs morceaux, ils maîtrisent les changements d’ambiances et ont, au fil des années, atteit une maturité artistique et musicale qui, allié à leur énergie supersonique, fait de leur live une véritable bombe !!!

Ce n’est pas compliqué, pour moi, c’est le show français qui déchire le plus.
Chacun est libre d’apprécier ou pas leur univers artistique. Mais en live, ils allient technique de jeu, gestion de la scène et du public et l’originalité des morceaux, à une énergie difficilement égalée.

Donc que vous ayez ou pas apprécié sur disque, allez les voir en concert, car c’est une porte sur un autre monde qu’ils ouvrent pour nous.

J’ai volé un peu de vidéo pendant le concert de jeudi soir au Zénith de Toulouse.

Je rappelle que je fais des bouts de vidéos de concerts avec mon téléphone portable !
La définition est bien entendu médiocre et ne reflète absolument pas la qualité des lives que les artistes proposent !!!
C’est simplement pour moi le moyen de partager un souvenir et j’espère, de vous donner envie d’aller voir des concerts !

Donc ci-dessous un bout de Dionysos à Toulouse le 13 04 06.
Je suis placée au fond du zénith. Il y a environ 4000 personnes entre la scène et moi ! :- )

Vidéo ! ...à lire avec Quick Time...

Cette soirée de qualité était organisée par l’Afev et le Tactikollectif
Se sont succédés sur scène :
La Phase
Dionysos
Mouss et Hakim ... ou le contraire !
Commando collègues

14:10 Publié dans Chroniques de concerts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

11.03.2006

Carré Cube au Vents du Sud Mardi 7 mars 06

La soirée commence plutôt bien, par un apéro chez Pigui.
« L'apéro avant concert chez Pigui » ne va pas tarder à devenir un rituel ! (Si ce n'est pas déjà le cas !?)
Ce soir nous allons voir Carré Cube, un des groupes de Julien, qui ouvre une soirée avec Non Stop et Expérience.
Le lieu est agréable, la capacité est niquel pour ce genre de concert. Suffisamment grand pour que le son soit bon, et suffisamment petit pour que la soirée reste intimiste. Et détail non négligeable : il y a deux bars ! :- )

Ambiance feutrée.
Ca commence à s'agiter légèrement dans le fond. Carré Cube monte sur scène.
Ils sont tout en retenu.
Ils commencent par des morceaux épurés malgré une formation plutôt musclée : 2 basses + 2 guitares + batterie. Les morceaux sont très aérés. Ils sont très forts pour poser des climats. Les structures sont atypiques.
Les inconditionnels du couplet - refrain ad lib, en 3min30 peuvent passer leur chemin.
Les textes sont en français, plutôt poétique. Ils sonnent juste, ni moralisateur, ni accusateur, alors qu'il est assez facile de tomber dans ces piéges dans ce style musical.
Plus le set avance, plus je sens que leur coté sonic ne va pas tarder à les rattraper.
Bingo !
Jusqu'à présent, ils s'échangeaient la balle, jouant chacun leur tour mais quand les 2 basses et les 2 guitares rentrent en même temps et que Julien se lâche derrière la batterie, il y a énormément d'énergie qui se dégage de ces 5 garçons plutôt discrets !!! Le contraste est d'autant plus agréable.
La fin du set et à la hauteur des promesses du début.

Si ils me renvoient forcement à tout un courant musical, (Sonic Youth, Diabolgum dont 3 anciens membres étaient sur scène après eux, … ), ils ont pourtant bien digérés leurs influences et ne ressemblent à personne d'autre. Leur musique est très fine, sans jamais être prétentieuse.
Concert très agréable.

Et avec l'aimable autorisation de l'artiste, ci-dessous 2 morceaux filmés avec mon super téléphone : (inutile de vous rappeler que la qualité son/vidéo est vraiment très approximative !!!)

Vidéo CarréCube

…par la suite, tout c'est un peu accéléré, tout le monde a commencé à parler plus fort, à rire plus fort… et je me suis retrouvé à 4h dans une teuf improvisée pour inaugurer un camion… ;- )

13:50 Publié dans Chroniques de concerts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note